Samuel Royer-Tardif

Intérêts de recherche

  •       Relations réciproques entre l’environnement édaphique et la diversité végétale.
  •       Composition, diversité et stabilité des communautés microbiennes du sol.
  •       L’analyse des acides gras et de la diversité fonctionnelle microbienne.
  •       Les patrons globaux et locaux de répartition de la biodiversité.
  •       Les conséquences écologiques de la biodiversité sur la productivité et la stabilité des écosystèmes.
  •       L’influence des interventions forestières sur les fonctions écosystémiques du sol forestier.

Projets de recherche en cours

Biodiversité et plantations forestières: vraiment incompatibles?

Les plantations forestières ont parfois été cataloguées comme étant des déserts biologiques. Toutefois, certaines évidences nous montrent qu'elles peuvent héberger plusieurs espèces animales et qu'elles peuvent même être employées afin de restaurer certains écosystèmes dégradés. Par conséquent, dans quelle mesure les communautés biotiques diffèrent-elles de celles retrouvées dans les peuplements régénérés naturellement. À l'heure où les plantations forestières sont de plus en plus envisagées comme méthode permettant d'accroîte la compétitivité de l'industrie forestière québécoises, ces questions doivent impérativement trouver réponse. En partenariat avec Produits Forestiers Résolu ainsi que le Centre collégial de recherche forestière (CERFO), mon travail vise à quantifier les écarts pouvant survenir entres les communautés végétales (plantes de sous-bois) et animales (mésofaunes, microfaune et microflore du sol) entre des plantations d'essences exotiques ou hybrides (épinette de norvège, peuplier hybride, mélèze hybride), des plantations d'essences naturelles (épinette blanche) ainsi que leur équivalent naturel (forêts d'âge similaire issus de coupe forestière et constituées d'essences aux traits comparables). Ce projet est également réalisé en partenariat avec la professeure Angélique Dupuch de l'ISFORT qui se penchera sur la diversité de la macrofaune du sol (invertébrés et micromammifères). Ce projet bénéficie d'une subvention RDC. 

Les conséquences édaphiques de l'application de cendres de bois.

L'application de cendres de bois en forêt est envisagée comme étant une exellente solution afin de tamponner l'acidité de certains sols forestiers affectés par les pluies acides. Dans les érablières québécoises, les cendres pourraient également améliorer le statut nutritionnel des érables en fournissant directement certains éléments nutritifs. Toutefois, certaines études réalisées dans les forêts scandinaves ont observé une respiration accrue des sols et une diminution du stockage du carbone dans les sols forestiers amendés en cendres. Dans un contexte de changements climatiques, il est important de comprendre comment les cendres peuvent modifier les conditions biochimiques et les flux gazeux des sols de nos érablières. En partenariat avec la papetière Domtar de Windsor, mon objectif est de mesurer les effets à court et moyen terme de l'application de cendres dans des érablières estriennes. En plus des émissions de CO2, N2O et CH4, ce projet permettra de comprendre la réaction initiale des sols forestiers et de leurs communautés microbiennes à l'application de cendres. Ce projet bénéficie d'une subvention du programme Mitacs accélération. 

Réalisations précédentes

Doctorat en écologie des sols (Université de Sherbrooke), Directeur: Robert L. Bradley

Les causes et les conséquences de la mixité entre le peuplier faux-tremble et le pin gris en forêt boréale: un regard sur les propriétés édaphiques.

Publications scientifiques

Royer-Tardif, S., et Bradley R.L.,  2011. Evidence that soil fertility controls the mixing of jack pine with trembling aspen. Forest Ecology and Management, 262 (6): 1054-1060.

Royer-Tardif, S., et Bradley R.L., 2011. Forest floor properties across sharp compositional boundaries separating trembling aspen and jack pine stands in the southern boreal forest. Plant and Soil, 345 (1-2): 353-364.

Royer-Tardif, S., Bradley R.L., et Parsons W.F.J., 2010. Evidence that plant diversity and site productivity confer stability to forest floor microbial biomass. Soil Biology and Biochemistry. 42: 813-821.