Martin Delpuech

Doctorat sur mesure en biologie

delm39@uqo.ca mail_outline
Supervisé par : Frédérik Doyon et Philippe Nolet

Thèmes de recherches

sylviculture, changements globaux, multistress, croissance, éclaircie, sécheresse, défoliation, concurrence, adaptation

Passionné par mon environnement naturel et sa compréhension, mon parcours universitaire m’emmène aujourd’hui à mener des travaux de recherche visant favoriser l’adaptation des forêts face aux changements globaux. Pan non négligeable de l’économie canadienne, la sylviculture doit aujourd’hui faire face au conséquent défis d’effectuer sa transition face à un environnement de moins en moins prévisible et de plus en plus soumis aux perturbations : sécheresses plus intenses et plus fréquentes, vagues de ravageurs forestiers, tempêtes de vent, feux de forêt… Dans un tel contexte, il est ainsi indispensable de développer un panel d’options dans l’objectif d’appuyer et d’accompagner le secteur forestier canadien. C’est ainsi que mon doctorat vient s’insérer dans un vaste projet d’envergure combinant écologie fonctionnelle des arbres et sylviculture afin de développer une sylviculture d’adaptation : « Forêts s’Adapter ».

Préparant actuellement un doctorat en biologie, je dirige ma recherche sur les notions de résistance et de résilience des peuplements sylvicoles. De ce fait, mes travaux s’axent sur l’évaluation de l’efficacité de différentes intensités d’éclaircies sylvicoles dans un contexte multi-stresseur. Comment utiliser les éclaircies sylvicoles comme moteur d’adaptation des techniques sylvicoles face aux changements globaux ? Mes travaux cherchent également à mieux définir les notions de compétition spatiale dépendante de la distance vis-à-vis de l’accès à la ressource hydrique face à des sécheresses majeurs. Comment est allouée la ressource selon l’espèce, la distance inter-individu et le diamètre à hauteur de poitrine ; et quel rôle joue la biodiversité de voisinage dans l’adaptation du peuplement ? En effets, il est reconnu que l’éclaircie sylvicole et la riche spécifique peuvent-être des outils efficaces en sylviculture mais les connaissances quant à leur capacité d’appuie dans un contexte de changement doivent être mieux définis. De la même façon, la première partie de projet doit, quant à elle, participer au développement d’une méthodologie visant à reproduire la réponse physiologique d’une sécheresse prolongée sur un arbre : cavitation, défoliation, assimilation du carbone bloquée, réduction de la croissance. Ceci afin d’établir une méthodologie facilement reproductible et fiable pour l’étude des réponses au phénomène de stress hydrique.

De façon globale, mon projet de recherche doctorale vient par conséquent appuyer la foresterie canadienne et contribue à l’essor économique du secteur forestier ainsi qu’au soutien des services indirects, à la valeur inestimable, qu’apporte la forêt à la société canadienne.

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