Les axes de recherches

Les axes de recherche proposés au sein de l’ISFORT ne sont pas cloisonnés, mais s’articulent sur une base continue de développement de connaissances, de suivi et de transfert. En relation avec les partenaires qui bénéficieront des retombées de sa production scientifique, l’ISFORT développera des projets de recherche et des actions concertées selon les trois grands axes de recherche suivants :


1. Fonctionnement des organismes et écosystèmes des milieux naturels et aménagés de la forêt tempérée

Un aménagement réfléchi de la forêt tempérée passe par le maintien des processus et patrons naturels critiques au bon fonctionnement de ses écosystèmes. Or, plusieurs connaissances de base sur la structure, la composition et le dynamisme naturel des composantes de ces écosystèmes sont encore mal connues voire inconnues.  L’acquisition de ces connaissances pose un défi majeur puisque, contrairement à la forêt boréale, la forêt feuillue a déjà fortement été altérée par l’homme depuis le début de la colonisation.


2. Caractérisation et monitoring des ressources naturelles

La forêt feuillue tempérée est composée d’une grande diversité d’écosystèmes, présentant eux-mêmes souvent une hétérogénéité compositionnelle et structurale. Une telle complexité pose un défi majeur à la planification des activités de mise en valeur. Pour la foresterie, cette difficulté est accentuée par les notions de vigueur des arbres et de qualité des produits, caractéristiques essentielles pour l’industrie de la transformation forestière œuvrant dans ce biome. Il est donc important de développer (i) des outils qui permettent la caractérisation fine des ressources naturelles et de leur variabilité mais aussi (ii) des outils de détection de l’état de santé des écosystèmes soumis à de multiples stress environnementaux.


3. Approches novatrices pour la mise en valeur des ressources naturelles

Dans cet axe, on vise à mieux comprendre comment agir sur les écosystèmes de la forêt tempérée pour permettre la production de biens et de services ainsi que le maintien du patrimoine naturel. Ceci passe par le développement de nouvelles pratiques en sylviculture et en aménagement forestier ainsi que par la mise au point d’outils de suivi des rendements et des retombées tant au niveau économique qu’écologique. Ces développements s’effectueront dans un contexte d’intensification et de diversification du panier de produits et services afin de répondre rapidement aux besoins variables de l’industrie forestière ligneuse et non-ligneuse.