Romain Jaeger

Maîtrise en biologie

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Supervisé par : David Rivest et Sylvain Delagrange

Thèmes de recherches

sylviculture, traitements de régénération, biodiversité végétale, spécifique & fonctionnelle

La forêt est un écosystème en équilibre que divers évènements ou « perturbations » peuvent venir modifier. Cet équilibre est relatif à la présence des nombreuses espèces, au sein des différentes strates végétales, allant des lichens, des fougères et des herbacées aux essences d’arbres les plus massifs. Or, la vulnérabilité de ces individus aux conditions du site, aux perturbations naturelles et anthropiques diffère grandement selon les espèces, notamment selon leurs traits de vie, et le choix d’une pratique sylvicole a une importance capitale dans le maintien de la structure et des fonctions de l’écosystème forestier en zone tempérée. En foresterie, les perturbations anthropiques peuvent être caractérisées par les coupes forestières, les traitements de préparation de terrain mais aussi par le simple passage de la machinerie. Ainsi, leurs impacts sur les communautés de plantes de sous-bois peuvent grandement diverger. De plus, les changements climatiques attribués aux activités humaines risquent, eux, d’intensifier des évènements climatiques naturels extrêmes (e.g. sécheresse, tornade) pouvant amplifier l’effet des pratiques sylvicoles.

À ce jour, plusieurs études menées en forêt tempérée ne sont pas parvenues à démontrer des différences importantes de richesse spécifique au sein de ces aménagements et n’ont que très peu exploré la diversité fonctionnelle des communautés de plantes de sous-bois. De plus, la très grande majorité des études antérieures ne se sont concentrées que sur l’impact à court terme des traitements sylvicoles (5 ans et moins après traitement) sur la diversité des plantes de sous-bois. Ainsi on connait mal la résilience des communautés de plantes de sous-bois à moyen-long terme face à des perturbations d’intensité variable.

À partir de dispositifs expérimentaux mis en place par le ministère il y a 10 à 20 ans au sein de sites ayant subi différents types de traitements sylvicoles (e.g. coupe de jardinage, coupe totale en parquets, scarifiage) nous allons procéder à différentes mesures de la biodiversité, des propriétés édaphiques et microclimatiques. Les mesures de la biodiversité végétale seront associées à une approche fonctionnelle, prenant en compte les traits fonctionnels d’importance majeure au bon fonctionnement de l’écosystème forestier et au maintien des services écosystémiques. Il nous sera alors possible de rendre compte de la résilience des communautés de plantes de sous-bois à moyen-long terme face à différents traitements sylvicoles. Pour finir, les mesures des propriétés édaphiques et microclimatiques nous permettront quant à elles de comprendre la dynamique des conditions du site associée aux traitements.

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